mercredi 26 septembre 2018
lundi 23 juillet 2018
REVUE DES MISSIONS DES FRANCISCAINS, AOÛT 2018
C'est toujours avec un grand plaisir que nous vous présentons les publications de la Revue des Missions des Franciscains et en particulier ce numéro qui traite de la paix et la non-violence. "Ensemble pour la paix", le thème de la Revue des Missions des Franciscains du mois d'août 2018, vous propose des articles très intéressants. Prenez connaissance de:
-La chronique Mission d'ici, une entrevue avec le responsable du Centre de ressources sur la non-violence (CRNV), Normand Beaudet;
-L'article du frère Gilles Bourdeau, Le rôle d'un tiers dans la résolution d'un conflit;
-Les témoignages poignants de missionnaires dans des pays en conflit;
-Les projets missionnaires au Soudan du Sud et en République Démocratique du Congo (RDC);
-La démarche pour la JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CRÉATION (voir le billet posté sur ce blogue);
-L'article du frère André Racine, OFM au sujet d'une rencontre JPIC des plus émouvantes;
-Le texte de Gilles Bourdeau, OFM concernant le 130e anniversaire du Commissariat de Terre Sainte au Canada;
-L'hommage à deux missionnaires décédés: les frères Pacifique Dubé, OFM, et Cassien (Georges) Marcil, OFM;
-L'annonce des prochains numéros de la Revue et l'appel à nos lecteurs et lectrices;
-La chronique Parole de Dieu signée par Francine Vincent, toujours aussi passionnante;
-Et d'autres articles captivants !

LIRE LA REVUE ICI
C'EST GRATUIT !
-La chronique Mission d'ici, une entrevue avec le responsable du Centre de ressources sur la non-violence (CRNV), Normand Beaudet;
-L'article du frère Gilles Bourdeau, Le rôle d'un tiers dans la résolution d'un conflit;
-Les témoignages poignants de missionnaires dans des pays en conflit;
-Les projets missionnaires au Soudan du Sud et en République Démocratique du Congo (RDC);
-La démarche pour la JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CRÉATION (voir le billet posté sur ce blogue);
-L'article du frère André Racine, OFM au sujet d'une rencontre JPIC des plus émouvantes;
-Le texte de Gilles Bourdeau, OFM concernant le 130e anniversaire du Commissariat de Terre Sainte au Canada;
-L'hommage à deux missionnaires décédés: les frères Pacifique Dubé, OFM, et Cassien (Georges) Marcil, OFM;
-L'annonce des prochains numéros de la Revue et l'appel à nos lecteurs et lectrices;
-La chronique Parole de Dieu signée par Francine Vincent, toujours aussi passionnante;
-Et d'autres articles captivants !
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RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: TEXTE INTÉGRAL DU FRÈRE KORDIAN, OFM
Voici le texte intégral du frère Kordian Merta, OFM que nous n'avons pu publier dans le dernier numéro de la Revue des Missions des Franciscains, août 2018.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRCAINE
Après un énième malheur dont elle n’a pas été
en mesure d’empêcher la venue, l’Organisation des Nations unies a annoncé que
la République centrafricaine (RCA) se situait à la 182ème place sur
la liste concernant la richesse des pays, c’est-à-dire à la dernière place.
Pour rappel sur l’origine de la guerre, en
2013, des rebelles musulmans du Tchad et du Soudan ont profité de la faiblesse
du gouvernement et des divisions en RCA pour faire un coup d’état. Très
rapidement ils ont occupé le pays, ils ont armé la population musulmane locale,
qui représentait 15% de la population totale.
Assez rapidement, les forces internationales
ont fait fuir les mercenaires. Mais les armes distribuées sont restées. Et, ce
qui est le plus douloureux : une division jusque-là inexistante entre
chrétiens et musulmans a vu le jour. Leur séparation s’est creusée jour après
jour, nourrie par les attaques et les désirs de vengeance. La tâche de l’ONU
était la stabilisation du pays et le désarmement des deux côtés.
Ces événements sont évidemment avant tout une
tragédie pour le pays et ses habitants, qui sont désormais privés de sécurité,
de justice, d’éducation et de tout ce qui s’y rattache. Avec tout ce que cela implique
de sentiments d’injustice, de désir de vengeance et de divisions au sein de la
population.
1 milliard d’euros par an, et pas de paix en vue
Mais c’est aussi une tragédie pour l’ONU, le
signe de la tragédie générale que vit l’ONU. Depuis 4 ans, les Casques Bleus
disposent d’un budget annuel de près d’un milliard de dollars dans un pays qui
ne compte que 4 millions d’habitants. Le monde a donc déjà dépensé plus 1000 $
par habitant, sans compter l’aide humanitaire apportée par les ONG. Et malgré
tout ceci, on ne voit pas l’ombre d’une amélioration.
Cette tragédie a deux faces. L’endroit tout
d’abord : alors que l’Oubangui-Chari était une colonie française, le
pouvoir français envoyait ses employés sur le territoire de l’actuelle RCA pour
les « punir ». Les colonies se développaient sur les côtes ; et
si toutes les conditions étaient réunies, un éventuel progrès économique pouvait
pénétrer plus profondément dans le continent. Or la République centrafricaine,
comme son nom l’indique, est le centre même du continent (sur le territoire de
notre paroisse se trouve ce malheureux point central du continent africain).
Ce manque de développement économique a été,
dès le début, un spectre qui hante toujours la RCA. Le pays n’a jamais eu
d’élites dignes de ce nom. Les dirigeants l’un après l’autre battaient les
records de médiocrité, certains allant même plus loin : l’empereur Bokassa
a trouvé sa place dans le registre du Guinness comme le plus grand mégalomane
du XXe siècle. Il s’est offert un sacre pour son couronnement à l’image du
celui de Napoléon. Il a réussi à ridiculiser non seulement la RCA, mais
l’Afrique tout entière. Un point positif : le président actuel est le
premier à avoir de bons diplômes. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il a
le charisme pour servir le pays.
L’obsession de la transgression
L’envers de la tragédie est celle des choix
que fait le monde que représente l’Organisation des Nations unies. Je ne suis
pas supporteur de la politique menée par Donald Trump, mais je comprends
pourquoi il ne veut plus donner l’argent des contribuables américains à l’ONU.
Les structures de l’ONU sont dépassées, non adaptées aux besoins réels. Cette
organisation nécessite une réforme.
Les chefs des unités des Casques Bleus sur le
terrain vivent dans l’obsession de la transgression. Ainsi, au mois de mars de
cette année, Rafaï – et notre mission qui s’y trouve - a été attaquée par les
rebelles musulmans. Ils sont venus de Zemio, éloigné de 150 km de chez nous. Les habitants
se défendaient principalement avec des armes de chasse de production artisanale,
peu parmi eux avaient des armes de guerre. Les attaquants disposaient de plus
d’armes de guerre, et même de lourdes armes automatiques, mais combattaient
tout de même surtout avec les fusils de chasse. Précisons que les rebelles
musulmans sont en grande partie des nomades, certes bons marcheurs, mais ne
possèdant ni force ni expérience pour manier les armes lourdes. Ils tiraient
beaucoup mais heureusement souvent sans réussir à toucher leurs cibles.
Bien qu’ils disposent, eux, de véhicules armés,
de munitions illimitées et qu’ils soient formés, les soldats de l’ONU ont fui
et se sont cachés dans leur base derrière les remparts de terre. La conséquence
a été terrible : alors que cent soldats de métier pourraient en finir en
une heure face à de tels guerriers, les combats ont duré 3 jours et 25
personnes sont mortes.
Pourquoi l’ONU est-elle restée inactive ?
Si les soldats de l’ONU avaient pris part aux combats, quelqu’un aurait très
probablement été touché par une arme de l’ONU. Conséquence : l’instauration
d’une commission spéciale. Et si, en plus, la victime avait eu entre les mains
une arme artisanale, ou, Dieu nous en garde, avait été une femme ou un enfant,
le chef de l’unité aurait dû dire adieu à sa carrière.
L’ONU a donc besoin, pour pouvoir agir, de
feux verts, dont toutes les conséquences sont assumées par ceux qui donnent les
autorisations, qui prennent les décisions. Ce sont les criminels de guerre qui
doivent avoir peur, et non les soldats qui apportent la paix.
Un désarmement… désarmant de naïveté
Dans l’histoire de l’ONU, jamais on n’a
désarmé en utilisant les forces : le processus doit être pacifique. Ainsi,
il y a un mois (mars 2018), à Bangassou (diocèse auquel appartient notre
paroisse), on a réussi à avoir un premier cessez-le-feu, après une année des
relations particulièrement brutales entre les musulmans et les chrétiens, et ce
en présence d’un nombre imposant des Casques Bleus. C’est là le fruit du travail
du cardinal Dieudonné Nzapalainga, originaire de Bangassou.
L’ONU a proposé le désarmement contre de
l’argent : pour un fusil fait maison, ils donnaient 75.000 CFA soit 115
euros en trois tranches. En deux semaines, ils ont récolté 2.000 carabines. Un
grand succès ? Oui, à en croire la description de l’opération rédigée dans
le rapport remis au siège de l’ONU à New York. Mais qu’en est-il
vraiment ? Au bout de deux semaines, le dépôt des armes s’est arrêté. Pourquoi ?
Parce que les armes n’étaient pas celles utilisées pendant la guerre, mais de
nouvelles produites localement : la production d’un fusil, c’est 5.000 CFA ;
l’ONU donne 75.000 CFA. Le calcul est facile à faire. Du point de vue
technique, quel exploit, pour les artisans locaux, d’avoir réussi à produire
2.000 fusils en si peu de temps ! Mais, passé deux semaines, les forgerons
n’étaient plus en mesure d’en continuer la production : ils manquaient de
tuyaux pour faire des canons. La nuit, ils allaient à la mission catholique
pour arracher les tuyaux des murs ou les déterrer. Tant qu’il y a eu des armes
et de l’argent, tous respectaient les règles pacifiques. La paix a pris fin
avec la fin de cette source particulière de ressources.
Peut-il y avoir des effets positifs d’une
guerre ? Non ! Un poète polonais l’a bien formulé :
« Il n’y a pas de vainqueurs dans une guerre, il n’y a que des
vaincus ». Même si la guerre est sainte ? Saint François s’est trouvé
parmi les croisés près de Damiette. Quand il s’est rendu compte de ce qui se
passait dans le cœur des croisés, il a fui.
L’enjeu primordial de l’éducation
Depuis deux ans, il n’y a plus d’autorités à
Rafaï, les jeunes du pays ont pris le pouvoir. À deux reprises ils ont repoussé
les attaques des rebelles musulmans qui ont voulu prendre le contrôle de la
région. D’un côté, ce sont des héros, des patriotes. Mais de l’autre, la guerre
a transformé quelques-uns en cannibales au sens propre : les cérémonies
rituelles, qui supposent donner la force d’un vaincu après l’avoir mangé, ont
repris parmi eux. Décorés d’amulettes censées les protéger des balles de
l’ennemi, ils se droguent presque tous. Quand ils ont des prisonniers, ils
jugent eux-mêmes, en fonction de leur opinion, et ils exécutent les peines,
peine de mort comprise.
L’Église est probablement restée le seul
endroit où on appelle les choses par leur nom et où on garde espoir. Etre
présent, dire la vérité et garder espoir est certes très important, mais cela
ne suffit pas. Face à une foule affamée, Jésus dit aux apôtres : « Donnez-leur
à manger ». Grâce à Dieu, malgré la guerre, la terre continue ici à
produire en abondance. Personne n’a faim. Il faut oublier le savon, le sel tout
ce qui vient de l’extérieur.
Les racines des problèmes de la RCA, c’est
qu’elle n’a jamais mûri, ou plutôt n’a jamais atteint la maturité : c’est
un pays avec un taux d’illettrés et de semi-illettrés qui est terriblement
élevé et où le niveau d’éducation est inqualifiable. Là encore, le Christ nous
dit : « Assurez leur éducation ». L’année dernière, le bac a eu
lieu en juin à la capitale. Nous n’avons pu l’organiser et le faire passer chez
nous, à Rafai, qu’en novembre, dans l’établissement de notre mission, qui est
le seul collège-lycée à 100 km à la ronde. La commission nationale a eu peur de
venir (en avion) chez nous, malgré les assurances de l’ONU. Le voyage en
voiture n’était même pas envisageable. Cette année encore, nous ferons malgré
tout, passer le bac à Rafaï.
Dans tous les villages de notre mission, les
écoles primaires sont ouvertes, même celles qui se situent dans la région la
plus menacée par des rebelles musulmans. Deux de ces établissements ont été
complètement brûlés. Il y a encore un an, nous avions des élèves musulmans dans
nos écoles. Leur absence est une grande perte : eux aussi ont besoin
d’éducation.
Le miracle est possible
Le Christ avec les apôtres a nourri cinq mille
affamés. Nous avons 2.500 élèves. Pour commencer l’année scolaire en octobre,
après les vacances, nous avons besoin d’une tonne (400 g par élève) de matériel
scolaire – cahiers, craie, bics. Déjà en janvier, nous avons trouvé l’argent,
avons tout acheté, mais tout reste à la capitale. Comment le transporter chez
nous ? Par la route, c’est impossible, les rebelles en contrôlent un
tronçon de 300 km. Il faudrait un nouveau petit miracle pour que l’ONU fasse
une exception et prenne à part les munitions, les poulets congelés du Brésil,
le lait en carton venu d’Allemagne… et également nos cahiers.
La pétition pour un miracle, nous l’avons
déposée il y a deux mois : elle demande donc ce transport du matériel
scolaire jusqu’à Rafaï. La pétition circulait du secrétariat des affaires
civiles jusqu’au bureau du général en chef, elle s’est enrichie de quelques
signatures et autant de tampons, tout le monde souhaite que le miracle se
produise. Mais on attend encore l’acceptation de ceux qui couvrent les frais du
convoi.
L’éducation seule ne va pas résoudre le
problème de la RCA, mais sans l’éducation, on ne peut résoudre aucun problème
sur le long terme. En RCA, tout le monde rêve de paix, mais celle-ci ne pourra
pas être durable sans éducation. L’enjeu est énorme. Et il exige réellement un
miracle. Le nombre d’enfants qui entrent sur les bancs de l’école augmente
chaque année. Le contraire de ce qui se passe en occident, où les sociétés vieillissent.
Ici, les enfants et les jeunes sont majoritaires. La croissance démographique
est galopante. La solution à ce problème ne peut venir que par une éducation
renforcée, assurée pour longtemps aux enfants.
Pour le moment, le gouvernement et les ONG ne
sont pas présents à Rafaï. Il n’y reste que la mission franciscaine. Peu
importe le danger, peu importe ce qui se passe, nous ne pouvons pas la quitter :
cela ne ferait qu’augmenter le malheur là où il y en a déjà au dessus de toute
mesure. Cela anéantirait les restes d’espoir, dans ce lieu où les nuages de
guerre et son non-sens plongent le monde dans le noir.
Mais seuls, nous ne pouvons rien. Pourtant, le
miracle est possible, car « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ».
Kordian Merta, OFM
vendredi 22 juin 2018
FÊTE DE SAINT ANTOINE LE 13 JUIN 2018
Cette année, le thème des mardis de saint Antoine au Couvent de Rosemont (Montréal) était "Avec Antoine redécouvrons la prière de Jésus le "Notre Père". La neuvaine s'est terminée lors de la fête à saint Antoine le 13 juin dernier. Le frère Henri Éthier, OFM, a présidé la célébration avec les frères Benoît Njumbwe Bahati, OFM, un congolais arrivé le 29 avril dernier pour une période de deux ans, Vivalde Robert, OFM, et Roger Brisson, OFM, au chant.
Le Bureau des Missions des Franciscains avait invité les membres de l'Union missionnaire franciscaine (U.M.F.) à participer à cette célébration. Soulignons que l'U.M.F. est sous le patronage de saint Antoine de Padoue. Les membres de l'U.M.F. ont reçu, de la part du Bureau des Missions, une neuvaine à saint Antoine en lien avec le synode des évêques sur les jeunes qui se déroulera cet automne. Les membres ont été conviés à soumettre leurs intentions auprès de saint Antoine. Lors de la célébration, les intentions ont été déposées à l'autel par Richard Chartier, OFS, directeur du Bureau des Missions.
Comme le mentionnait le frère Henri, en conclusion de la célébration, nous sommes appelés à devenir des missionnaires dans notre milieu et à nous engager comme chrétiens-nes à répandre autour de nous la Bonne Nouvelle. La neuvaine devrait nous préparer à cette mission, car au-delà de nos intentions personnelles, saint Antoine, à la suite de Jésus, incitait les fidèles à devenir des témoins actifs dans le monde, à devenir des "disciples-missionnaires" comme nous le rappelle si souvent le pape François.
Pour devenir membre de l'U.M.F. et obtenir des informations, cliquez sur l'onglet L'Union missionnaire franciscaine.
Photos: Jeanne Lebel.
Le Bureau des Missions des Franciscains avait invité les membres de l'Union missionnaire franciscaine (U.M.F.) à participer à cette célébration. Soulignons que l'U.M.F. est sous le patronage de saint Antoine de Padoue. Les membres de l'U.M.F. ont reçu, de la part du Bureau des Missions, une neuvaine à saint Antoine en lien avec le synode des évêques sur les jeunes qui se déroulera cet automne. Les membres ont été conviés à soumettre leurs intentions auprès de saint Antoine. Lors de la célébration, les intentions ont été déposées à l'autel par Richard Chartier, OFS, directeur du Bureau des Missions.
Comme le mentionnait le frère Henri, en conclusion de la célébration, nous sommes appelés à devenir des missionnaires dans notre milieu et à nous engager comme chrétiens-nes à répandre autour de nous la Bonne Nouvelle. La neuvaine devrait nous préparer à cette mission, car au-delà de nos intentions personnelles, saint Antoine, à la suite de Jésus, incitait les fidèles à devenir des témoins actifs dans le monde, à devenir des "disciples-missionnaires" comme nous le rappelle si souvent le pape François.
Pour devenir membre de l'U.M.F. et obtenir des informations, cliquez sur l'onglet L'Union missionnaire franciscaine.
Photos: Jeanne Lebel.
| Le pain de saint Antoine devant l'autel. |
| Le frère Henri, célébrant, les frères Benoît (à droite), Vivalde (extrême gauche) et Roger (gauche). |
| Le frère Roger Brisson anime le chant. |
| Les intentions à saint Antoine des membres de l'U.M.F. déposées à l'autel. |
mardi 29 mai 2018
JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CRÉATION 2018
Le Bureau des Missions des Franciscains vous invite à participer à la 4e édition de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création en vous fournissant la proposition de célébration suivante. Ce canevas pourra être revu, bonifié, modifié au besoin, selon vos intentions.
Ce document peut être téléchargé et imprimé sans frais ICI
Bonne célébration !
WORL DAY FOR THE CARE OF CREATION 2018
The Franciscan Mission Office invites to you to participate in the fourth edition of World Day of Prayer for the Care of Creation by using the celebration that we propose to you. Please feel free to revise, improve and change this document.
You can also download CLICK HERE
Good celebration !
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Good celebration !
jeudi 3 mai 2018
NOTRE PROJET MISSIONNAIRE AU PÉROU - PROJET 27
Le Comité de sélection des projets du Bureau des Missions
des Franciscains a retenu le projet du Vicariat St-Joseph de l’Amazone au
Pérou. Il s’agit d’un appui financier pour les besoins de subsistance des 16
postes de mission du Vicariat : nourriture, électricité, gaz, eau, combustible,
etc.
| Carte du Vicariat Saint-Joseph de l'Amazone avec les postes de mission. |
Pour vous informer au sujet du travail des missionnaires
du Vicariat Saint-Joseph de l’Amazone, Yvan Boucher, Vicaire Général et curé de
Tamshiyacu (un poste de mission du Vicariat), a bien voulu répondre à nos
questions.
Richard Chartier (R.C.) – Quels sont les activités et les
projets des missionnaires du Vicariat pour cette année et les années à venir ?
Yvan Boucher (Y.B.) – Il y a deux projets qui ont une
dimension vicariale.
En premier lieu, le Centre de Catéchèse « Mgr Lorenzo
Guibord », commencé en l’an 2000, continue d’être pour nous un grand don de
l’Année Jubilaire. Bien que le nombre de participants ait diminué, passant de
100 dans les meilleures années à un peu plus de 30 pour cette année 2018, il
n’en demeure pas moins que ce Centre vicarial de formation pour nos catéchètes
continue de jouer un rôle prépondérant dans notre Vicariat.
Grâce à ses ateliers de 5 jours, dans lesquels les
participants travaillent sur leur identité culturelle, ceux-ci arrivent à
reconnaître avec fierté qu’ils sont presque tous de descendance autochtone.
Ceci est un grand pas vers le plein accueil, sans préjugés, des nombreuses
peuplades autochtones présentes sur le territoire de notre Vicariat. Un pas
préliminaire dans la formation autant des catéchètes que des animateurs et des
missionnaires eux-mêmes qui nous viennent d’ailleurs. Ceux-ci sont appelés à
entrer dans un processus d’inculturation, un grand défi et une grande tâche que
nous allons assumer cette année dans le Vicariat avec une nouvelle ardeur, en
conformité avec le message que le pape François nous a laissé durant sa visite
à Madre de Dios, territoire de mission aux périphéries du Pérou, aux frontières
avec la Bolivie et le Brésil. C’est là que François a pu connaître une grande
joie, celle d’être accueilli par plusieurs peuples autochtones dont certains
avaient parcouru de très grandes distances à pied ou en canots pour venir à sa
rencontre.
Grâce à ses ateliers d’identité culturelle, organisés chaque
année depuis plus de 15 ans et consacrés à l’identification et l’acceptation
des racines autochtones de la population de notre Vicariat, le Centre «
Mons. Lorenzo Guibord » a tracé un chemin que nos différents Postes de Mission
pourront parcourir pour avancer eux aussi dans leur inculturation.
R.C. – En quoi consiste le deuxième projet du Vicariat ?
Y.B. – Le Centre de Formation, pour nos animateurs de la vie
chrétienne dans les villages, offre aux différents Postes de Mission, à chaque
2 ans, une formation de 3 à 8 jours, pouvant recevoir 2 à 4 animateurs par
Poste de Mission. La dernière rencontre a réuni 24 animateurs de 9 Postes de
Mission du Vicariat. Le thème de cette année fut « prendre soin de notre maison
commune » et vivre une spiritualité écologique. Ce fut entre autres une prise
de conscience que tout est relié dans la nature : si les arbres de la forêt
amazonienne ont besoin de pluies abondantes, les pluies pour leur part ont
besoin des arbres de la forêt pour demeurer abondantes et pour s’étendre sur
l’ensemble de l’Amérique du Sud. La grande forêt amazonienne est indispensable
à l’agriculture de notre continent, en plus d’être indispensable pour combattre
le réchauffement de la planète. Et cette Amazonie nous est confiée : une grande
mission pour nous de l’Amazonie !
En plus du thème de la défense de la forêt amazonienne, la
dernière grande forêt de notre planète, nous avons révisé cette année notre «
Guide vicarial de l’Animateur » qui date de l’année 1988 afin d’actualiser le
statut des animateurs dans notre Vicariat.
Plusieurs animateurs sont des hommes de Dieu remarquables.
Ils vivent leur service d’animation de la foi dans leur village comme une
vocation, prêts à l’accomplir jusqu’à leur mort. C’est à nous de les
accompagner et de leur donner une formation comme ils le méritent et selon
leurs besoins. Notre engagement avec eux continue d’être ceci : leur donner une
formation intégrale et permanente, et actuelle grâce au magistère du pape
François.
![]() |
| Animation du Centre de Formation. Crédit photo: Vicariat |
Pour plus d’informations au sujet de ce projet, consultez le
dernier numéro de la Revue des Missions des Franciscains, mars 2018 (voir
billet précédent).
mardi 13 mars 2018
REVUE DES MISSIONS DES FRANCISCAINS MARS 2018
Voici le nouveau numéro de la Revue des Missions des Franciscains (mars 2018) !
Avec pour thème "Vous aimerez l'étranger" (Dt 10,19), le numéro aborde la question des migrants avec des textes d'informations et de réflexions sur ce sujet.
Également, comme à chaque numéro de mars, nous effectuons le bilan de nos projets missionnaires de l'année écoulée. Nous proposons une nouvelle solidarité en appuyant les œuvres du Vicariat St-Joseph de l'Amazone au Pérou. Il s'agit de notre 27e projet et nous pouvons toujours compter sur la générosité de nos donateurs, ce qui est formidable !
Le Provincial de la Province St-Joseph du Canada, le frère Pierre Charland, OFM, signe un article sur les 80 ans de présence des Franciscains en Corée. Des frères de la Province ont amorcé la vie franciscaine dans ce pays d'Asie en 1937. Il existe un lien historique et fraternel entre les deux Provinces franciscaines.
Et bien d'autres articles passionnants vous attendent.
Bonne lecture !
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