lundi 28 septembre 2009

FÊTE DE LA FAMILLE FRANCISCAINE


VOUS ÊTES INVITÉ À VOUS JOINDRE À LA FAMILLE FRANCISCAINE
QUI SOULIGNERA LE 8E CENTENAIRE DE L'APPROBATION DE LA
RÈGLE PAR LE PAPE INNOCENT III EN 1209.

IL Y AURA UN KIOSQUE DU BUREAU DES MISSIONS DES FRANCISCAINS AINSI QUE CELUI DES FRANCISCAINS DE LA PROVINCE ST-JOSEPH DU CANADA.

AU PLAISIR DE VOUS VOIR ET DE VOUS RENCONTRER !

jeudi 10 septembre 2009

LA REVUE DE SEPTEMBRE 2009 EST ARRIVÉE !


LA REVUE DES MISSIONS DES FRANCISCAINS
VIENT DE PARAÎTRE (SEPTEMBRE 2009).

LE CONTENU:
-CHAPITRE DES NATTES
par André Comtois, ofm
-L'IMPORTANCE DE LA MISSION
par le Provincial Marc Le Goanvec, ofm
-MADAGASCAR: ÊTRE PRÉSENT AVEC LES PLUS PAUVRES
par Jean Flémoquin Rasamison, ofm
-KENYA: PÈRE JACQUES ENCORE EN PRISON !
par Jacques St-Yves, ofm
-PÉROU: ENGAGEMENT D'ÉVÊQUES FRANCISCAINS AU PÉROU
À LA CAUSE INDIGÈNE
par Louis Castonguay, prêtre du Vicariat Saint-Joseph de l'Amazonie
-HAÏTI: UNE AVENTURE DE FOI
par Richard Chartier, ofs et Raymond Mailhiot, ofm
-LES MISSIONNAIRES DE LA ROYAUTÉ DU CHRIST
par Georges Morin, ofm

MAINTENANT NOTRE REVUE EST IMPRIMÉE SUR DU PAPIER RECYCLÉ À 100% !

POUR OBTENIR UNE COPIE DE LA REVUE:
PAR COURRIEL: ofmmissions@bell.net
PAR LA POSTE: Missions des Franciscains
5750 boul. Rosemont
Montréal QC H1T 2H2

MERCI À L'AVANCE D'ENCOURAGER NOS MISSIONNAIRES
ET LEUR TRAVAIL AUPRÈS DES PLUS DÉMUNIS !

mardi 25 août 2009

UN PROSPECTUS POUR LES MISSIONS


Dans l'esprit du 8e centenaire de l'approbation de la règle
de l'ordre des franciscains par le Pape Innocent III (en 1209),
le Bureau des Missions des Franciscains propose un prospectus
sur les missions. Le but est de mieux faire connaître
les projets missionnaires, les oeuvres des frères et
la missionen général.

Pour vous procurer un ou des exemplaire(s) du prospectus,
veuillez nous contacter - voir les coordonnées dans la
colonne de droite. Au nom de nos missionnaires,
merci de nous appuyer et de nous encourager.

mardi 18 août 2009

LE P. MAILHIOT : BONNE ET MAUVAISE NOUVELLE !


Commençons par la mauvaise nouvelle:
Le 20 juillet dernier, dix jeunes scouts (entre 18 et 29 ans)
sont décédés dans un grave accident en Haïti. Ils étaient tous
de la Paroisse franciscaine Croix-des-Missions de Port-au-Prince.
Les jeunes se rendaient à leur camp d'été... Le P. Mailhiot
avait rencontré ces jeunes la journée précédent leur départ.

Et les nouvelles plus réjouissantes:

Sur la photo, le P. Mailhiot soulignait avec deux autres religieux
(Sr. Santina Perin et Dempsey Loarca, ofm) le 15e anniversaire
de leur décision de se rendre à la base de Guantanamo à Cuba pour
accompagner les réfugiés haïtiens, en particulier les paroissiens
de Pestel (Jérémie). Un article sur cette expérience sera publié
dans le prochain numéro de la Revue des Missions des Franciscains
(sept. 2009).

Le P. Mailhiot nous informe que la mission franciscaine
d'Haïti a été érigée en fondation sous le nom de Fondation
Sainte-Croix d'Haïti. Elle jouira ainsi d'un peu plus
d'autonomie et aura son propre Conseil. C'est un premier
pas vers la constitution d'une Province franciscaine.

LE P. JACQUES ST-YVES À MONTRÉAL


Le P. Jacques St-Yves est arrivé à Montréal le 8 août dernier pour une période de
repos. Le jour de son arrivée, il fêtait ses 75 ans ! Le P. St-Yves vient d'être renommé Gardien du couvent de Langata, à Nairobi, pour un autre 3 ans.

Sur la photo, on voit le P. St-Yves devant le poulailler, un projet en devenir car il manque des ressources financières pour compléter l'achat des poules, nourriture pour les animaux, etc. Ce poulailler servira à nourrir les frères et les pauvres de leur quartier.

Pour ceux et celles qui désirent prendre contact avec le P. St-Yves au sujet de
ses projets missionnaires au Kenya, consultez les coordonnées du bureau des
missions ci-contre.

Un article sur ses visites à la prison des femmes sera publié dans le prochain numéro de la Revue des Missions des Franciscains (septembre 2009)

samedi 4 juillet 2009

EN VACANCES !


(Image: P. Frédéric Janssoone, franciscain)

Me voilà en vacances, je vous reviens le 3 août prochain.

Je vous laisse sur cette superbe pensée du Bienheureux P. Frédéric au sujet du bonheur, une réflexion pour le temps de l'été
qui nous invite à accueillir Dieu tous les jours dans notre coeur.

Avant d'aller plus loin, une courte biographie de ce grand missionnaire, un témoin vivant de l'Évangile et de la foi. Le P. Frédéric Janssoone est entré chez les Franciscains en 1865 (profession religieuse) à l'âge de 26 ans. Il occupe diverses activités pastorales puis il est envoyé en Terre-Sainte en 1876. En 1881 le P. Frédéric est au Canada pour un court séjour et retourne en Terre-SAinte en 1882. Il fait alors des prédications, dirige des pèlerinages, édite volumes et revues pour le peuple, la promotion du Tiers-Ordre, organise le Commissariat de Terre-Sainte, etc. De retour au Canada au Sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine, il inaugure en 1889 le Commissariat de Terre-Sainte à Trois-Rivières. Il fut le premier rédacteur des Annales, rédige le premier historique du Sanctuaire, fonde la "Revue eucharistique". De 1902 à 1916 il se fait le "commis-voyageur du bon Dieu" et prêche jusq'en Nouvelle-Angleterre. Il meurt le 4août 1916 à Montréal et il est inhumé à Trois-Rivière (tiré du livre "Le goût de Dieu" du P. André Dumont, o.m.i., éd. Notre-Dame-du-Cap, 1989).

On peut se recueillir auprès du tombeau du P.Frédéric chez les Franciscains au Centre Frédéric-Janssoone, 890 rue Saint-Maurice à Trois-Rivières (819-370-1280). S'informer avant de s'y rendre pour les heures d'accueil.

BONNES VACANCES ET BON ÉTÉ !

Richard Chartier, ofs


LE BONHEUR

LE BONHEUR, CE RÊVE DE NOTRE VIE
LE BONHEUR, APRÈS LEQUEL NOUS SOUPIRONS ICI-BAS
ET QUE NOUS DEMANDONS À TOUT CE QUI NOUS ENTOURE,
N'EST PAS UN BONHEUR QUELCONQUE,
MAIS UN BONHEUR COMPLET,
UN BONHEUR SANS MÉLANGE ET SANS FIN.

QUAND DIEU CRÉA LE BASSIN DES MERS,
CE NE FUT PAS POUR Y VERSER
QUELQUES GOUTTES D'EAU;
DE MÊME QUAND IL FORMA NOTRE COEUR,
CE NE FUT PAS POUR LUI DONNER
QUELQUES PARCELLES DE BONHEUR,
MAIS POUR L'EN COMBLER.

(P. Frédéric, Le Ciel, p.35
in "Le goût de Dieu, P. André Dumont, o.m., Ed. Notre-Dame-du-Cap, 1989)

lundi 29 juin 2009

ENCORE EN PRISON !


"Hé oui, une autre fois je suis allé à la prison des femmes" a écrit le P. Jacques St-Yves. Il poursuit :"Pour apporter de la joie et un peu de bien-être à ces malheureuses femmes qui vivent en prison et plusieurs d'entre elles avec de jeunes enfants". Avec d'autres frères, le P. St-Yves a distribué aux femmes et aux enfants du savon, des brosses, de la pâte à dents, de la vaseline, des biscuits, du lait en poudre, des couches et des bonbons.
Il y aura un article plus détaillé à ce sujet dans le prochain numéro de la Revue des Missions des Franciscains (septembre 2009).

jeudi 18 juin 2009

UN TEXTE DE LOUIS CASTONGUAY SUR L'ENGAGEMENT D'ÉVÊQUES FRANCISCAINS AU PÉROU À LA CAUSE INDIGÈNE



Photo: Louis Catonguay à la recontre missionnaire spéciale (mars 2009) à Indiana au Pérou (voir son texte dans la Revue des Missions du mois de juin 2009)


Engagement d’évêques franciscains au Pérou à la cause indigène.
(par: Louis Castonguay, ptre du Vicariat S. Joseph)

Montréal, le 3 juin 2009

Des évêques franciscains sur la ligne de front de l’Amazonie péruvienne se prononcent clairement en faveur des populations indigènes devant l’invasion de compagnies de pétrole et autres… Ils le font comme pasteurs des communautés catholiques de l’Amazonie péruvienne. Ils prennent position devant la grève générale des communautés autochtones dans leur propre territoire, qui consiste surtout à paralyser le transport fluvial sur les grands fleuves de la Jungle.
Dans le groupe des huit évêques de la Jungle amazonienne du Pérou, les trois franciscains sont: Mons. Alberto Campos, OFM (mexicain) du Vicariat Saint-Joseph de l’Amazone, Mons. Gerardo Zerdín, OFM (croate) du Vicariat de San Ramón et Mons. Juan Tomás Oliver, OFM (espagnol) du Vicariat de Requena. Cela est heureux parce qu’une spiritualité franciscaine bien comprise nous fera maintenant comprendre la raison de cet engagement net et précis en faveur de gens simples par nature et par culture. Il s’agit de respect et de respect profond par rapport à l’Evangile et à l’esprit du « poverello » d’Assise en plein XXIe siècle en une terre amazonienne qui a connu une longue présence de missionnaires franciscains. Respect aussi, donc, à leur mémoire.

La région amazonienne est riche en cultures ethniques millénaires et en biodiversité. Elle est source de vie et d’espérance pour l’humanité. Aussi, disent ces évêques, « nous la considérons comme un des meilleurs cadeaux de Dieu puisque le Pérou est un des huit pays mégadiversifiés de la planète. L’Amazonie possède 31 des 114 zones de vie ou d’écosystèmes mondiaux, 95 % des forêts du pays avec un important potentiel de recours hydrique et hydroénergétique ». Cette réalité exige de tous les Péruviens et Péruviennes la grande responsabilité de « cultiver la terre et de la protéger (Gn 2), pour notre bien actuel et celui des générations futures ».

Les évêques, qui se définissent comme porte-paroles de la vie, insistent pour que, dans tout ce qui est intervention touchant les recours naturels, ne prédominent pas les intérêts de groupes qui détruisent de façon irrationnelle les sources de la vie au détriment de nations entières amazoniennes et de l’humanité elle-même (Aparecida 471).

Depuis cette perspective, ils constatent comment, au nom d’un concept de développement biaisé, l’État permet la déforestation de grandes étendues de forêts primaires en faveur d’entreprises nationales et transnationales (celles du Canada participent allègrement à cette destruction: note de l’auteur de l’article) par l’investissement dans des plantations d’huiles, de canne à sucre et autres.

Tout le monde, aujourd’hui, est au courant de la contamination des fleuves par le plomb et autres métaux lourds comme conséquence de l’activité minière (formelle et informelle) et de l’extraction de pétrole de façon irresponsable. « Nous sommes témoins, avouent ces évêques, de coupes indiscriminées de bois de toute sorte, sans aucune forme de contrôle ».

« Nous pouvons affirmer que les clameurs des populations indigènes et des rives fluviales en faveur d’un développement intégral ne sont pas entendues: l’Etat péruvien, depuis des générations, ne reconnaît pas l’usage et l’occupation de ces terres » disent-ils encore. Ils expliquent que, en pratique, on n’a pas tenu compte des droits des populations amazoniennes à être écoutées, comme l’indiquent la Constitution politique du pays et le document de la Commission d’experts pour l’application des ententes de l’OIT, publié en février de l’année 2009. Dans ce rapport, on demande fortement au Gouvernement péruvien de procéder immédiatement à l’application de mécanismes appropriés à la participation active des peuples indigènes; on l’exhorte aussi, avant l’adoption de toutes mesures qui puissent les affecter de façon directe o indirecte, à les consulter.

« L’Eglise, expliquent-ils, valorise spécialement les familles indigènes pour leur respect de la nature et leur amour de la terre-mère comme « source de pain quotidien, maison communautaire et autel du partage humain » (Aparecida 472).

Des événements comme ceux qui se vivent actuellement (avril et mai 2009) en Amazonie nous disent cette volonté de disposer de façon inhumaine et cruelle, des terres des populations riveraines et amazoniennes, parce que ces populations, dans leur propre pays, ne possèdent pas de protection légale nécessaire à la défense de leurs justes réclamations. De cette façon, on les condamne au déracinement de leurs terres, et à être soumis au « salariat » dans les cultures de canne á sucre, de la palme productrice d’huile et dans les exploitations de mines et d’hydrocarbures.

Les normes légales que l’Etat péruvien a promulgué en 2008 (spécialement deux lois et sept décrets législatifs) n’apportent rien au développement intégral des populations amazoniennes. Tout au contraire, surgissent de sérieuses menaces de misère plus grande dans la région.

Les évêques affirment catégoriquement : « Nous ne voulons pas de violence. Nous voudrions ne pas appuyer la grève actuelle (surtout de transports fluviaux)… ». Mais ils comprennent le désespoir des populations indigènes et la croyance toujours plus répandue qu’on « achète » à bon prix quelques-uns des chefs autochtones, afin de provoquer la désunion entre eux et de rendre inefficaces les justes réclamations.

Ces pasteurs savent que ce désespoir et cette désunion font que les Indigènes, dans leur besoin d’être écoutés, acceptent l’appui de quelques associations et de groupes politisés qui profitent des circonstances pour présenter d’autres demandes qu’eux, comme hommes d’Eglise, ne peuvent appuyer en aucune manière.

Le panorama social est délicat. A la demande faite au Président de la République péruvienne d’annuler les dispositifs légaux mentionnés plus haut dans le but de contribuer à la reformulation de leur contenu avec la participation des Indigènes, s’ajoute l’invitation aux populations amazoniennes et à leurs autorités de travailler à la recherche du Bien Commun. Les évêques terminent leur document en considérant nécessaire une table ronde d’authentique dialogue formée par tous les secteurs sociaux existants, afin de donner une solution pacifique et harmonieuse au conflit qui a été créé.

Ce document épiscopal, élaboré avec la participation éclairée des trois évêques franciscains nommés plus haut, s’appuie fortement sur le document latinoaméricain d’Aparecida (Brésil, juin 2007), où l’épiscopat du continent « cherche un modèle de développement alternatif, intégral et solidaire, basé sur une éthique incluant la responsabilité d’une authentique écologie humaine et naturelle, fruit de l’Evangile de la justice et de la solidarité et le destin universel des biens … » (Aparecida, 474c)… François, entres autres fondateurs de communautés religieuses, est sûrement fier de ses fils spirituels, serviteurs du peuple de Dieu amazonien, au XXIe siècle.