vendredi 16 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (12)

En mission


Le frère Magloire, OFM, à gauche avec le frère Paulin, OFM, à la fraternité d'Imako au Congo après un travail au champs. Derrière, la chapelle du village qui éprouve un problème de toiture...Crédit photo: OFM-RDC

Le frère Magloire est responsable des projets de développement de la Province franciscaine Saint Benoît l’Africain en République Démocratique du Congo (RDC).  De son pays de mission, le frère Magloire nous sensibilise sur l’importance des liens de solidarité avec les hommes et les femmes d’ici.

En ce temps-là, Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ». (Marc 16, 15)

L’envoi « dans le monde entier » est une partie intégrante de la vocation évangélique. Nous sommes appelés pour être envoyés. On ne peut éliminer la dimension apostolique et missionnaire de la vocation, car elle répond à la logique du Royaume, plus qu’aux besoins des destinataires ou à n’importe quelle autre nécessité. En Matthieu 10, 1-5, l’évangéliste ne fait pas de distinction entre l’appel et la mission. Nous sommes appelés pour être envoyés à la rencontre de l’autre.  « Celui qui a vraiment rencontré le Christ ne peut le garder pour lui-même ». Être disciple se concrétise dans le fait d’être apôtre de la mission reçue le jour de notre baptême pour être un témoin de la proclamation du Christ à travers le monde.

 Voilà comment par Marc 16,15, cette mission actuellement est concrétisée par l’aide des hommes et des femmes de bonne volonté qui soutiennent le travail des prêtres, religieux et religieuses. Ces personnes appuient des projets auprès des milieux très pauvres. Nous assurons à tous ses hommes et à toutes ses femmes qui soutiennent notre mission envers les pauvres que nos prières les accompagnent toujours pour leurs privations en vue de la réussite de notre mission à travers le monde.

Avec le Bureau des Missions des Franciscains du Canada, nous avons accompli de grandes choses dans nos milieux d’apostolats en donnant à la population de l’eau potable par des puits, en équipant un dispensaire dans un village, en donnant de la nourriture aux enfants et aux prisonniers …mais rassurez-vous chers amis puisque saint François d’Assise nous dit après ceci que « nous devons recommencer … »

                                                                               Paix et Joie !

Frère Magloire, OFM, RDC

jeudi 15 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (11)

 TÉMOIGNAGE


J’essaie d’agir et de parler de façon à ce que l’amour de Dieu, qui y est déjà planté, croisse un peu plus. Crédit photo: MdF


Jean Grou est rédacteur en chef des périodiques Vie Liturgique et Prions en Église. Il nous livre sa réflexion sur la mission.


La mission pour moi…

À mes yeux, la mission est d’abord un grand mouvement de l’Esprit Saint auquel je me sens appelé à contribuer. Elle se déploie au jour le jour, dans les multiples champs d’action que la vie me présente et dans lesquels j’essaie d’agir et de parler de façon à ce que l’amour de Dieu, qui y est déjà planté, croisse un peu plus. De belles images, mais dans le concret, ça se traduit comment? Généralement, c’est dans la plus grande des simplicités. Par mon travail d’abord, qui me permet d’atteindre de nombreuses personnes et de les amener à découvrir ou redécouvrir la richesse de la parole de Dieu et de ses sacrements, qui nourrissent leur foi.

Au sein de ma communauté aussi, en cherchant à vivre les valeurs de l’Évangile que sont, notamment, la solidarité, le partage, le respect de l’autre, l’honnêteté et la transparence. Enfin, je ne saurais oublier la prière, grâce à laquelle je m’unis à l’Église entière pour la stimuler à toujours plus de ferveur dans l’exercice de la mission que Dieu lui confie.

 

Jean Grou

mercredi 14 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (10)

 

 TÉMOIGNAGE

On trouve au cœur de Saint-Camille, un petit sanctuaire dédié à saint Antoine. Crédit photo: Gaëtane Larose.

Gaëtane Larose est une amie des Missions des Franciscains. Elle a rédigé quelques articles pour la revue des Missions des Franciscains. Gaëtane nous partage ce que signifie pour elle la mission.

Retirée du marché du travail depuis quelques années, je mets mon expérience au service de différents projets dont celui de rédactrice du bulletin municipal du village où j’habite. Je trouve en ce lieu le moyen de mettre en évidence des femmes et des hommes sous l’angle de leurs engagements et des valeurs qu’ils véhiculent.

Je vise à illustrer le beau mais aussi le bien réalisé par ces êtres généreux et pleins de bonté. Donner la parole à l’autre à travers mon écriture me donne la conviction que je contribue à la mission du Créateur.

Dans ce petit village de 550 habitants, on trouve au cœur de Saint-Camille, un petit sanctuaire dédié à saint Antoine. J’en ai la responsabilité depuis quelques années. Lieu de piété populaire, on peut voir chaque jour de l’été des femmes et des hommes qui viennent simplement se déposer dans un lieu calme et inspirant. Pour ces pèlerins, c’est l’occasion de remercier saint Antoine qui a exaucé leurs demandes de guérison ou pour le supplier de leur venir en aide.

Fidèle de François d’Assise,  Antoine de Padoue avait le souci des pauvres. Prédicateur de renom, il attirait les foules. On lui reconnaît plusieurs miracles et c’est pourquoi, encore aujourd’hui, des pèlerins lui rendent hommage, le prient et le vénèrent.

 

Gaëtane Larose, ex-responsable des communications à l’archevêché de Sherbrooke


lundi 12 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (9)

 

Des disciples-missionnaires qui témoignent. Sur la photo, le projet des frères franciscains à Rome qui accueille et accompagne des personnes qui vivent dans la rue (Crédit photo: OFM-Rome)
 

 Des disciples-missionnaires qui témoignent

Témoigner, ça ne se fait pas sans la force de l’Esprit Saint. Mgr Lionel Gendron, évêque l’Ancien du diocèse de Saint-Jean-Longueuil, avait écrit dans la revue diocésaine, en 2016 :

Une « bonne nouvelle » se doit d’être partagée ! D’ailleurs, notre cœur nous y pousse, ainsi que l’Esprit. Aussi la « bonne nouvelle » de la liberté et de la vie acquises en accueillant Jésus, nous voulons la révéler à nos frères et sœurs. Nous l’annonçons par notre parole, mais c’est surtout par le témoignage d’une vie d’amour concret où, notre cœur dans celui de Jésus, nous aimons jusqu’à l’extrême le Père et notre monde.

L’Esprit a conduit Jésus, et comme « amour répandu dans nos cœurs » (Rom 5,5), Il peut et veut nous conduire à la liberté et à la vraie vie. Il nous lance auprès et au milieu de nos frères et sœurs comme missionnaires de la « bonne nouvelle » de la Parole qui libère et donne vie. Comme à Pierre, l’Esprit nous dit : « debout, descends, et pars (...) sans hésiter » (Ac 10, 20) pour annoncer au monde l’Évangile du salut.

Ensemble nous sommes disciples missionnaires dans le « nous » de l’Église, coresponsables de la « bonne nouvelle » qui « découle de ‘l’amour dans sa source’, autrement dit de la charité de Dieu le Père » (AG 2) pour le bonheur du monde. Que cette conviction soit lumière et dynamisme pour notre engagement dans notre Église ! 

(Merci à Francine Vincent de nous avoir partagé ce texte de Mgr Gendron).

vendredi 9 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (8): MOT DE L'ANIMATEUR MISSIONNAIRE

Le mois missionnaire nous renvoie à notre responsabilité d'aller vers l'autre, les autres. Crédit photo: OFM.




Notre mois missionnaire 


À l’heure où notre Province franciscaine et la Famille franciscaine a de moins en moins de missionnaires qui prennent la route de l’évangélisation « Ad Gentes », notre défi missionnaire reste entier. La mission fait partie de notre vocation chrétienne, peu importe l’âge, la condition de vie, la situation en Église. 

Si nous n’allons presque plus sur les routes du monde par manque de personnel bien préparé et devant les changements mondiaux, nous recevons de nos dirigeants chrétiens jour après jour le défi de répandre la joie de l’Évangile par nos formes de présence : que ce soit dans notre monde familier et quotidien ou dans des organismes et des réseaux d’entraide. Par notre sensibilité partagée devant les changements climatiques. Par notre mode d’être frères et sœurs, militant pour l’amitié sociale à la source de toute relation authentique. Par notre culture franciscaine du dialogue, capable de susciter la paix et l’harmonie entre les gens. 

Ainsi, le mois missionnaire d’octobre devient un tremplin pour garder notre conscience éveillée sur le déroulement du monde, de notre société et de la Nature. Ce mois nous renvoie à notre responsabilité d’aller vers l’autre, les autres, par le cœur, la prière, le geste de solidarité, les petits pas dans la simplification de notre style de vie et l’urgence du partage. 

Pierre Brunette, OFM 
Animateur missionnaire 
Province Saint-Esprit du Canada

jeudi 8 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (7)

TÉMOIGNAGE

Nous sommes tous appelés à être missionnaires. Crédit Photo: Pascal Huot.


Micheline Côté-Chamberland est une amie et bienfaitrice des Missions des Franciscains. Elle nous fait part de sa réflexion sur la mission.

D'abord et avant tout j'aimerais dire toute mon admiration pour tous ces missionnaires, frères et sœurs qui donnent leur vie en pays étrangers.


Je sais pertinemment bien que nous sommes tous appelés à être missionnaires dans notre milieu. 

Voici selon moi quelques petits exemples de "missionner": Prendre le temps d'écouter une personne qui a besoin de parler; sourire à une personne en prenant une marche; un simple coup de fil à une personne qui vit de la solitude et on sait qu'il y en a beaucoup dans ce temps de pandémie; aller vers une personne vers qui personne n'aime aller, à l'exemple de François d'Assise qui allait vers les lépreux. La semaine dernière, en sortant de chez la coiffeuse que je connais bien je lui ai simplement dit : "tu sais que tu es missionnaire", car elle me fait du bien ainsi qu’à ses autres clientes, elle a simplement souri. Il y a tellement d'autres exemples que chacun de vous pourriez continuer la liste.

Pour moi, quelque soit le petit geste posé dans un état d'amour envers les autres devient un acte missionnaire.

En toute simplicité et fraternité,

Votre petite soeur,

Micheline Côté Chamberland, ofs, 

Sherbrooke, Québec, Canada


mercredi 7 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (6)

 

 


Il n’y a pas de mission s’il n’y a pas de désir : le désir de changer notre cœur; le désir de reconnaître que nous avons à changer nos façons de faire, à prendre des risques, à marcher ensemble. Sommes-nous prêts à relever ce défi? Quoi qu’il advienne, n’oublions jamais que le Christ « nous envoie et il nous précède en même temps », nous rappelle Mgr. Alain Faubert, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Montréal, dans ce quatrième et dernier épisode de notre série. Je suis mission est une production de Mission foi - Oeuvre pontificale de la propagation de la foi. Pour regarder la vidéo, cliquez ICI.

mardi 6 octobre 2020

OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (5)

 


 

 La Mission est-elle réservée à une élite de personnes? Pour Mgr Alain Faubert, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Montréal, chaque personne, quel que soit son état de vie, peut contribuer à la grande mosaïque missionnaire. Mais l’annonce de l’Évangile – en constante évolution – est appelée à être vécue ensemble; chacune et chacun avec ses limites, ses forces et son ouverture vers le monde d’aujourd’hui. Voici la troisième vidéo d’une série de quatre (Je suis mission est une production de Mission foi - Oeuvre pontificale de la propagation de la foi). À écouter ICI