mercredi 15 avril 2026

NEUVAINE À SAINT ANTOINE DE PADOUE AU COUVENT DE TROIS-RIVIÈRES

Les frères du couvent saint Antoine à Trois-Rivières ont entamé la neuvaine à saint Antoine de Padoue des Missions des Franciscains le mardi 14 avril 2026 avec les fidèles qui fréquentent la chapelle. Le directeur et la secrétaire administrative du Bureau des Missions ont participé au premier mardi de saint Antoine. Ils ont apprécié l'accueil chaleureux des croyants qui fréquentent la chapelle saint Antoine ainsi que les frères de la fraternité de Trois-Rivières. Les frères recueilleront les dons pour le projet proposé dans la neuvaine qui consiste à soutenir deux projets d'autosuffisance alimentaire des frères de Madagascar. Rappelons que la neuvaine débute neuf mardis avant la fête de saint Antoine le 13 juin.

Le frère Abraham Joseph, o.f.m., célèbre la messe du premier mardi de saint Antoine. Crédit: Richard Chartier

 

Pour ceux et celles qui désirent recevoir la neuvaine (c'est gratuit !), veuillez communiquer avec le Bureau des Missions (voir l'onglet "Pour nous joindre").

Richard Chartier, directeur du Bureau des Missions, explique le contenu de la neuvaine. Crédit: Danielle Vaillancourt.

 

Voici un texte du frère Néhémie Pribinski, o.f.m., gardien du couvent Saint-Antoine, concernant la neuvaine à saint Antoine de Padoue:

 Le sens de la neuvaine à saint Antoine

1. Une démarche de confiance

La neuvaine à saint Antoine est avant tout un chemin de prière confiante. Pendant neuf jours, le croyant se place sous l’intercession du saint, non pas pour « obtenir » quelque chose comme un dû, mais pour entrer dans une relation plus profonde avec Dieu, à travers l’exemple et la proximité spirituelle d’Antoine.

 

La secrétaire administrative du Bureau des Missions, Danielle Vaillancourt, se recueille auprès du reliquaire de saint Antoine. Crédit: Richard Chartier.

2. Un compagnonnage avec un saint proche du peuple

Saint Antoine est connu comme un intercesseur rapide et attentif, un frère qui se fait proche des détresses humaines. La neuvaine permet de :

• déposer devant Dieu nos besoins concrets,

• demander lumière et discernement,

• raviver l’espérance dans les moments difficiles,

• rendre grâce pour les bienfaits reçus.

 

3. Une école de conversion

Comme toute démarche spirituelle répétée dans le temps, la neuvaine devient un exercice de conversion intérieure. Elle invite à :

• purifier nos intentions,

• grandir dans la charité,

• accueillir la Parole de Dieu avec le même feu qu’Antoine,

• laisser l’Esprit Saint transformer nos attitudes.

Le sens particulier des mardis de saint Antoine

La tradition des mardis remonte à un événement survenu peu après la mort du saint. Selon la tradition, une femme de Padoue aurait obtenu une grâce un mardi, jour où l’on commença à prier saint Antoine de manière spéciale. Cette pratique s’est répandue et est devenue un rythme spirituel hebdomadaire.

 

1. Un rendez vous hebdomadaire avec la grâce

Le mardi est devenu un jour privilégié pour :

• prier saint Antoine,

• confier des intentions particulières,

• demander guérison, paix, réconciliation,

• raviver la foi dans l’action de Dieu.

Ce n’est pas un « jour magique », mais un jour de mémoire, un jour où l’Église se souvient de la bonté de Dieu manifestée par l’intercession d’Antoine.

 

2. Une pédagogie de fidélité

Revenir chaque mardi, c’est apprendre la persévérance dans la prière. Antoine lui-même était un homme de constance, de discipline intérieure, de fidélité à l’Évangile. Les mardis nous entraînent à :

• prier régulièrement,

• garder un cœur ouvert,

• laisser la grâce travailler en profondeur.

 

3. Une spiritualité de proximité et de compassion

Les mardis de saint Antoine sont souvent marqués par :

• la prière pour les personnes éprouvées,

• les intentions urgentes,

• les situations humaines fragiles.

Ils expriment la tendresse de Dieu pour les plus petits, à l’image du saint qui se faisait proche des pauvres, des malades, des familles en difficulté.

 

En résumé

La neuvaine : Un chemin de neuf jours pour entrer dans la confiance, la conversion et la proximité spirituelle avec saint Antoine.

Les mardis de saint Antoine : Un rendez vous hebdomadaire né de la tradition, qui nourrit la fidélité, la persévérance et la compassion.

Frère Néhémie Prybinski, o.f.m. 

vendredi 27 mars 2026

DÉCÈS DU FRÈRE RAYMOND MAILHIOT, O.F.M.

Le frère Raymond Mailhiot, o.f.m., missionnaire en Haïti pendant 35 ans, est décédé jeudi 26 mars à l'Infirmerie du Carrefour Providence. Il était âgé de 90 ans. Le frère Raymond comptait 64 ans de profession religieuse et 60 ans de prêtrise.

Claire Du Mesnil a écrit l'histoire de la mission en Haïti en collaboration avec le frère Raymond Mailhiot.  Des extraits du livret 35e anniversaire de la mission des Franciscains en Haïti, la solidarité, voie d'espérance et d'évangélisation (édition Missions des Franciscains, 2023):

 

UN APPEL DU FOND DU CŒUR

Frère Raymond est né le 31 janvier 1936 à Gentilly dans le diocèse de Nicolet au Québec. Après les études primaires, il entre au collège des Franciscains à Trois-Rivières. Il poursuit des études en philosophie, le noviciat et de la théologie. Il fait son engagement franciscain le 13 août 1961, puis définitif le 30 août 1964. Il est ordonné prêtre le 24 avril 1965. Aussitôt, il entreprend des études universitaires en sociologie.

 

Par la suite, il occupe diverses fonctions dans sa communauté. Entre autres : aumônier et directeur au camp Notre-Dame de Liguori; professeur de sociologie, définiteur au Conseil provincial des Franciscains, gardien supérieur du couvent de Lennoxville et fondateur du Buisson ardent; vicaire à la paroisse Saint-Jean-Vianney de Longueuil et responsable du service provincial de Pastorale Jeunesse pour les Franciscains.

 

« Doué d’une grande sensibilité religieuse, (frère) Raymond est à la fois éveillé au passage du Seigneur et éveilleur pour tous ceux qui ont la chance de le côtoyer ». (Paul Sylvestre OFM, curé St-Jean-Vianney, Feuillet paroissial, 5 juillet 1987)

 

 Origine du projet de mission en Haïti

 

En 1984, le Provincial, Henri Éthier, demande à frère Raymond de prendre la responsabilité du Bureau des Missions. Souhaitant d’abord faire un stage dans le Tiers Monde, n’ayant jamais vécu d’expérience missionnaire, frère Raymond se voit offrir d’aller au Pérou. Mais ça ne fonctionne pas. « Mon appel n’était pas là, dit-il, même si j’étais disponible » (f. R., entrevue 2022). Il choisit alors Haïti.

 

Lors de ses études de philosophie, un confrère haïtien lui répétait qu’il serait souhaitable que le charisme franciscain soit implanté en Haïti. Frère Raymond ressent en effet des affinités avec la culture et les valeurs haïtiennes. Puis il est en contact avec des membres de la Famille Myriam Bethléem, une communauté religieuse installée en Haïti.

 

« Je n’ai jamais pensé devenir missionnaire en Haïti » (f. R.)

 

Le grand départ/Naissance d’un projet conjoint

Frère Raymond quitte définitivement le Québec le 20 novembre 1987. Seul, car la Province Saint-Joseph du Canada ne dispose pas de frères pour l’accompagner. Mais comme Frère Raymond appartient à une communauté, il souhaite s’entourer de compagnons pour assurer cette nouvelle tâche.

 

Il se rend donc en Amérique Centrale au Honduras/Guatemala présenter le projet en faveur d’Haïti, aux Franciscains de la récente province Nuestra Senora de Guadalupe (Notre-Dame-de-Guadaloupe). Le frère Damian Muratori, nouveau ministre provincial, accepte la demande avec la promesse que bientôt trois ou quatre frères se joindront au projet, permettant ainsi l’implantation de la vie franciscaine en Haïti.

 

« Défi énorme j’en conviens! Mais je crois que c’est là un ¨milieu idéal¨ pour les Frères mineurs : c’est un défi mesuré à notre charisme! Cette ¨route de fidélité¨ acceptée comme ¨rêve de Dieu¨ devient prometteuse de fécondité… » (f. R., automne 87).

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez vous procurer le livret au Bureau des Missions.

Aussi, à écouter et à regarder, les deux entrevues vidéo du frère Raymond sur sa vie franciscaine et missionnaire :

 

 


Les funérailles du frère Raymond seront célébrées le vendredi 10 avril 2026 à 13h30 à la chapelle de la maison mère des Soeurs de la Providence, 5655 rue de Salaberry, Montréal. Il y sera exposé le même jour à compter de 12h30.

Prions pour le repos de son âme.