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vendredi 30 mars 2012

LA PASSION DE JÉSUS AVEC FRANÇOIS D'ASSISE


La Passion de Jésus avec François d’Assise – Avril 2012

François d’Assise désirait ardemment suivre les pas de Jésus-Christ. Il possédait une profonde connaissance de l’Évangile; c’est pourquoi l’Office de la Passion du Seigneur qu’il a composé surgissait spontanément de son esprit et de son cœur. François d’Assise a toujours été bouleversé par les souffrances et le supplice du Christ qui s’est sacrifié pour toute l’humanité. Avec François, prions le Seigneur et saisissons l’occasion où nous vivons la Passion et la Résurrection de Jésus-Christ pour méditer sur notre manière d’agir comme chrétien.



Semaine du 1er avril

Seigneur Dieu de mon salut,

je crie le jour et la nuit devant toi

Que ma prière parvienne jusqu’à toi;

prête l’oreille à ma supplication.



Méditation : Je pense à toi Seigneur lorsque j’ai besoin que tu viennes à mon secours. Mais est-ce que je te rends grâce tous les jours ? Est-ce que je ne t’oublie pas trop souvent dans mes  préoccupations quotidiennes ?



Semaine du 8 avril

Je me suis endormi…Mais je suis ressuscité,

mon Père très saint m’a reçu dans sa gloire.

Père saint, tu m’as pris par la main droite;

ta volonté m’a conduit, tu m’as accueilli dans ta gloire.



Méditation : En cette semaine spéciale pour les chrétiens, est-ce que je prends véritablement conscience de l’importance de la Résurrection de Jésus-Christ pour moi et pour toute la

Création ? François d’Assise s’émerveillait devant la grandeur de Dieu qui a ressuscité son Fils pour notre salut. Et moi, suis-je aussi émerveillé devant le mystère pascal ? 





Semaine du 15 avril



Seigneur  Dieu , tu as sous les yeux tous ceux qui m’insultent;

mon cœur subit le malheur et les quolibets

J’ai beau attendre la compassion : il n’y a personne;

je cherche un consolateur, et je n’en trouve pas.

Accours vite à mon aide, Seigneur ô Dieu mon sauveur.

Méditation : Jésus a subi le jugement sévère des autorités et du peuple jusqu’à la croix. Est-ce qu’il m’arrive moi aussi de blâmer et critiquer les autres sans vraiment les connaître ? Est-ce que je prends la peine d’écouter et de consoler les personnes qui m’entourent ?





Semaine du 22 avril



Mon Dieu, je t’ai dit tous les déboires de ma vie;

tu vois devant toi les larmes que j’ai versées.

Père saint, n’éloigne pas de moi ton aide;

mon Dieu, veille à me secourir !



Méditation : J’ai confiance en Toi Seigneur, mais il m’arrive de douter. Est-il possible pour moi d’avoir l’humilité de François d’Assise pour te reconnaître comme mon Dieu Tout-Puissant  et de ne plus douter de toi ?



Semaine du 29 avril

Qu’ils exultent et se réjouissent en toi

tous ceux qui te cherchent;

qu’ils répètent sans cesse : Dieu soit glorifié !

ceux qui aiment ton salut !



Méditation : François d’Assise a tellement aimé et prié le Seigneur que les stigmates de la Passion de Jésus lui sont apparues dans sa chair. Comment puis-je intégrer cet amour de Dieu pour toutes ses créatures dans ma vie ? Comme disciple de Jésus, que puis-je  faire pour que son amour rayonne autour de moi ?  


Tout au long du mois, répétons cette prière de François d’Assise : « Nous t’adorons, Seigneur Jésus-Christ, dans toutes les églises du monde entier, et nous te bénissons d’avoir racheté le monde par ta sainte Croix. »

Toute reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur. 
Richard Chartier, ofs

mercredi 31 mars 2010

QUE FAIT-IL, DIEU, SUR UNE CROIX ?


QUE FAIT-IL, DIEU, SUR UNE CROIX ?


RÉFLEXION SUR LA PASSION DU SEIGNEUR


Texte de José Antonio Pagola

Traduit par l'abbé Louis Castonguay (missionnaire au Pérou)



D’après le récit évangélique, ceux qui passaient devant Jésus crucifié sur la colline du Golgotha, se moquaient de lui et, se jouant de son impuissance, lui disaient: “Si tu es le Fils de Dieu, descend de la croix”. Jésus ne répond pas à cette provocation. Sa réponse est un silence chargé de mystère. C’est justement parce qu’il est le Fils de Dieu, qu’il restera sur la croix jusqu’à sa mort.

Les questions sont inévitables: Comment est-il possible de croire en un Dieu crucifié par les hommes ? Este-ce que nous nous rendons compte de ce que nous disons ? Que fait-il, Dieu, sur une croix ? Comment une religion fondée sur une conception si absurde de Dieu peut-elle subsister ?

Un “Dieu crucifié” constitue une révolution et un scandale qui nous oblige à mettre en question toutes les idées que nous, les hommes, nous nous faisons sur un Dieu que nous supposons connaître. Le Crucifié n’a ni le visage ni les traits que les religions attribuent à l’Etre Suprême.
Le “Dieu crucifié” n’est pas un être tout-puissant et majestueux, immuable et heureux, étranger à la souffrance des êtres humains mais un Dieu impuissant et humilié qui subit avec nous la douleur, l’angoisse et même la mort. Avec la croix, soit notre foi est finie, soit nous nous ouvrons à une nouvelle et surprenante conception d’un Dieu qui, incarné dans notre souffrance, nous aime incroyablement.

Devant le crucifié nous commençons à découvrir que Dieu, dans son mystère ultime, est quelqu’un qui souffre avec nous. Il est touché par notre misère. Il est éclaboussé par notre souffrance. Un Dieu, dont la vie se déroule, pour ainsi dire, en dehors de nos peines, de nos larmes et malheurs, n’existe pas. Il est présent dans tous les Calvaires de notre monde.
Ce “Dieu crucifié” n’admet pas une foi frivole et égoïste en un Dieu tout-puissant au service de nos caprices et de nos prétentions. Ce Dieu nous met face à la souffrance, à l’abandon et à la déroute de tant de victimes de l’injustice et des malheurs. Nous rencontrons ce Dieu lorsque nous nous rapprochons de la souffrance de n’importe quel crucifié.

Nous, chrétiens, nous continuons à faire toute sorte de détours pour éviter le “Dieu crucifié”. Nous avons même appris à lever notre regard vers la croix du Seigneur, tout en le déviant de ces crucifiés qui sont devant nos yeux. Cependant, la manière la plus authentique de célébrer la Passion du Seigneur, est de raviver notre compassion. Autrement, notre foi dans le « Dieu crucifié » s’effrite, ouvrant la porte à toute sorte de manipulations. Qu’en embrassant le Crucifié, il nous aide à toujours regarder vers ceux qui, près ou loin de nous, vivent dans la souffrance.