![]() |
|
Trou de balle sur une vitre de fenêtre après de graves combats dans le centre-ville de Port-au-Prince. Crédit: Giongi/Shutterstock.com |
Anna Zyzek - Niezalezna.pl - 25 Août 2026 - Au moins 47 personnes ont perdu la vie lors d’une attaque d’une brutalité extrême menée par des gangs à Kenscoff, sur les hauteurs au sud de Port‑au‑Prince. Vingt‑deux autres ont été blessées, selon le Bureau des Nations unies en Haïti, qui avertit déjà que ce bilan pourrait s’alourdir dans les prochains jours.
L’attaque s’est déroulée tard dimanche soir. Des hommes lourdement armés ont pénétré dans la localité, incendiant des maisons et abattant des habitants au hasard. Le maire, Jean Massillon, décrit une scène de chaos total : une communauté surprise dans son sommeil, incapable de se défendre, livrée à une violence aveugle.
Des organisations de défense des droits humains rapportent que la réalité est encore plus sombre : violences sexuelles, enlèvements, et même l’incendie d’une église locale, symbole de refuge et de stabilité pour la population.
Les autorités locales attribuent l’attaque au gang Viv Ansanm, reconnu l’an dernier par les États‑Unis comme organisation terroriste étrangère. Les Forces internationales de lutte contre les gangs (GSF), soutenues par l’ONU, n’ont pas encore confirmé l’implication du groupe. Il est important de rappeler que les organisations terroristes sont responsables de graves violations des droits humains et d’innombrables pertes de vies.
Depuis la fin de l’automne dernier, les forces internationales du GSF sont déployées en Haïti. Malgré leur présence, la violence ne faiblit pas. Trois policiers kényans ont déjà été tués dans les opérations.
La situation dans la capitale est alarmante : environ 70 % de Port‑au‑Prince serait sous contrôle de gangs. Durant les six premiers mois de l’année, plus de 3 100 personnes ont été tuées et près de 1 200 blessées.
L’année 2025 avait déjà été marquée par une hécatombe : 5 600 morts, 2 200 blessés, 1 500 enlèvements. Une spirale de violence qui ne cesse de s’intensifier.
Depuis 2018, le terrorisme des gangs a provoqué une crise de déplacement massive. 1,5 million de personnes ont dû fuir leur domicile — un record historique pour le pays. Des familles entières vivent désormais dans l’incertitude, déracinées, souvent sans accès aux services essentiels.
Le pays se prépare à organiser, le 13 décembre, ses premières élections présidentielles et législatives depuis plus de dix ans. L’inscription des électeurs est en cours, mais les experts préviennent : dans un contexte où les gangs contrôlent une grande partie du territoire, la tenue du scrutin pourrait être extrêmement difficile.
Comme toujours pour les sujets électoraux, il est prudent de vérifier les informations auprès de sources fiables et actualisées.
Source: Une attaque brutale de gangs. Ils ont tué des habitants au hasard | Niezalezna.pl

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire